Visiter Nîmes

Musée du Chemin de fer de Nîmes : rotonde, locomotives et visite du samedi

Le musée du Chemin de fer de Nîmes se visite dans la rotonde sud du dépôt ferroviaire, au 97 rue Pierre-Semard. Les bénévoles y conduisent un parcours entre objets, salles historiques et locomotives. Au 10 octobre 2026, les départs ordinaires sont annoncés le samedi à 14 h, 15 h et 16 h.

Locomotive 141 R 1298 lors des portes ouvertes à Nîmes en 2015
Locomotive 141 R 1298 lors des portes ouvertes à Nîmes en 2015. Photographie : Dark-Chronos13. CC BY-SA 4.0. Fichier et crédit sur Wikimedia Commons.
Repères pour Musée du Chemin de fer
Époque Rotonde sud reconstruite en 1947 ; collections ferroviaires des XIXe et XXe siècles
Adresse 97 rue Pierre-Semard, Nîmes
Visite Samedi 14 h–17 h 30 ; visites guidées à 14 h, 15 h et 16 h ; groupes hors horaires sur rendez-vous.
Parcours Salles intérieures, passerelles de la rotonde, ancien atelier de levage
Rotonde Rotonde sud du dépôt de Nîmes reconstruite en 1947
Locomotive vapeur 141 R 1298, construite en 1947, conservée dans l’espace Jean-Noël-Cotte
Histoire locale Coffre-fort du premier embarcadère Nîmes–Beaucaire ouvert le 14 juillet 1839
Transport public Arrêt Observance – Musée du chemin de Fer, trambus T2 et T4

Sources des repères : AAATV Nîmes, AAATV Nîmes. Vérification le 10 octobre 2026.

Une visite dans un ancien espace de travail du rail

L’intérêt du musée tient autant au lieu qu’aux machines. Le parcours traverse la rotonde sud du dépôt de Nîmes, reconstruite en 1947 après la Seconde Guerre mondiale. Il passe par les anciennes passerelles de maintenance, puis rejoint l’atelier de levage. Ces espaces permettent de voir les véhicules dans un environnement associé à leur entretien, plutôt que dans une salle d’exposition sans rapport avec leur fonction.

L’association qui anime le lieu est la section nîmoise de l’Amicale des Amis et des Anciens de la Traction Vapeur, l’AAATV. Les premières salles ont été aménagées sous l’impulsion de Jean-Paul Pignède, ancien conducteur de route principal, avec Fabrice Mège et René Vancorselis. Au départ, une salle était destinée aux archives et une autre aux objets, dans l’ancien local d’outillage.

Le musée s’est développé progressivement avec l’appui de responsables du dépôt, des dons et l’implication de bénévoles. Son histoire explique la forme actuelle de la visite : les objets racontent des gestes de métier, puis les machines permettent de retrouver ces fonctions à une autre échelle. La médiation assurée par l’amicale fait partie de cette découverte.

Source : AAATV, histoire du musée et parcours de visite, vérifiés le 10 octobre 2026.

Les salles : vitesse, outillage, histoire locale et lampisterie

La visite commence à l’intérieur. Une salle présente les dispositifs d’enregistrement de vitesse, avec des systèmes Flaman et Tachro. Regardez-les comme des témoins du suivi de la conduite : le musée donne ici accès à un aspect du chemin de fer moins visible que les locomotives elles-mêmes.

La salle consacrée au service Voie et Bâtiments conserve notamment un coffre-fort provenant du premier embarcadère du chemin de fer de Nîmes à Beaucaire. Le musée situe cet embarcadère rue Sully et son ouverture au 14 juillet 1839. Cet objet relie la collection à une adresse et à une étape précise de l’histoire ferroviaire locale.

L’ancien local d’outillage présente des modèles réduits, des manipulateurs de locomotives électriques et des vitrines de montres, régulateurs, médailles ou pièces de vaisselle. Les modèles donnent une vue d’ensemble ; les instruments rappellent la précision des horaires et des opérations. Ce changement d’échelle fait partie du parcours, avant la découverte du matériel réel.

La salle Paulin-Talabot aborde les chemins de fer dans le Gard, notamment les réseaux PLM et de Camargue. Une lampisterie et une salle d’anciens matériels de pompiers ferroviaires complètent la visite. Ces ensembles montrent des fonctions indispensables autour du train : éclairer, entretenir, protéger et organiser, au-delà du seul déplacement des voyageurs.

Source : AAATV, description des salles, vérifiée le 10 octobre 2026.

La 141 R 1298 et la 140 C 27 : deux locomotives à distinguer

Le parcours termine dans l’ancien atelier de levage, nommé espace Jean-Noël-Cotte, où se trouve la 141 R 1298. L’inventaire du musée donne sa construction en 1947 et une période de service allant de juillet 1947 à avril 1973. Cette locomotive chauffe au fuel lourd : l’observation du matériel ne doit donc pas conduire à assimiler toutes les locomotives à vapeur à une alimentation au charbon.

La 140 C 27 est une autre machine présentée dans l’inventaire. Elle a été construite à Glasgow en 1917 par la North-British Locomotive Company. L’association précise qu’elle appartient à un autre cadre de conservation : la machine et le GADEFT, l’association qui s’en occupe, sont hébergés par le musée. Nîmes est son dépôt d’attache. Cette distinction évite de confondre ce qui est conservé sur place avec ce qui appartient directement au musée.

Pour un visiteur débutant, l’objectif n’est pas de retenir chaque numéro. Comparez plutôt les époques, les systèmes de traction et le rôle du tender. Les fiches techniques fournies par le musée donnent ensuite des repères aux passionnés qui souhaitent approfondir une machine précise. Une locomotive exposée ne signifie pas qu’un trajet à son bord est proposé durant la visite.

Locomotives électriques et véhicules moins connus

La BB 4677, construite en 1932 et surnommée « Biquette », illustre la traction électrique. L’inventaire la rattache au réseau du Midi, puis à la SNCF, et la présente comme la dernière locomotive préservée de sa série. La BB 9411, surnommée « Vespa », appartient à une génération plus récente, livrée en 1959. Ces véhicules rendent visible une autre histoire du rail que celle de la vapeur.

La collection comprend également une draisine construite en 1931, des locotracteurs, des wagons et une grue sur rails construite aux ateliers d’Oullins en 1868. Leur utilité se comprend en regardant ce qui circulait autour des grands trains : inspection, manœuvres, levage et transport de marchandises.

Un wagon bi-foudre du Midi, datant de 1910, rappelle le transport du vin. Ses deux contenants donnent un lien concret entre chemin de fer et productions régionales. L’inventaire signale aussi plusieurs locomotives actuellement absentes du parcours de visite. Choisissez votre venue pour la découverte du musée dans son ensemble, puis contactez l’association si vous souhaitez voir un véhicule particulier.

Source : AAATV, inventaire des véhicules, vérifié le 10 octobre 2026.

Préparer le samedi : départs, accès et billets

Le musée ouvre le samedi de 14 h à 17 h 30. Les départs guidés sont indiqués à 14 h, 15 h et 16 h ; l’association conseille de prévoir environ une heure trente à deux heures et d’arriver cinq à dix minutes avant le départ. Pour profiter du parcours sans viser la fermeture, privilégiez les premiers créneaux. Les visites libres sont réservées à certains événements.

La billetterie se fait sur place. Consultez les tarifs de l’association avant votre venue. Un tarif réduit concerne notamment les enfants de six à douze ans, étudiants, demandeurs d’emploi et personnes en situation de handicap, avec justificatif. Les moins de six ans sont accueillis gratuitement selon les conditions annoncées par l’association. Les groupes hors des horaires ordinaires doivent prendre rendez-vous.

L’arrêt « Observance – Musée du chemin de Fer » est desservi, selon l’association, par les trambus T2 et T4. Depuis la rue Pierre-Semard, suivez la pente indiquée puis le panneau du musée. Pour l’accessibilité, contactez l’équipe avant la venue : certaines salles demandent une organisation adaptée. Le parcours comprend des espaces extérieurs ; choisissez aussi votre tenue en fonction de la météo.

Source : AAATV, accès et billetterie, vérifiés le 10 octobre 2026.

Questions fréquentes

Quel est le prix du musée du train à Nîmes ?

Les tarifs individuels et de groupe sont publiés par l’association. Les billets s’achètent sur place. Le tarif réduit demande un justificatif : il concerne les enfants de six à douze ans, étudiants, demandeurs d’emploi et personnes en situation de handicap. Les événements particuliers peuvent avoir leur propre billetterie.

Où voir des trains à vapeur à Nîmes ?

Le musée du Chemin de fer conserve la 141 R 1298 dans l’ancien atelier de levage. Son inventaire présente aussi la 140 C 27, hébergée avec son association. La visite ordinaire est un parcours guidé du musée et de la rotonde, pas un voyage touristique en train.

Que faire à Nîmes en famille le samedi ?

Le musée propose trois départs guidés le samedi après-midi. Choisissez 14 h ou 15 h pour disposer de temps, puis combinez cette visite avec la porte Auguste ou Saint-Baudile. Le guide du patrimoine et sa carte permettent de préparer la suite.

Carte et adresse

Ouvrir dans Google Maps

Continuer la visite

Sources et méthode du guide patrimonial

Retour en haut